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Cergy est avant tout le fruit de ses milliers Cergyssois qui la font vivre et grandir au quotidien. Plus que tout, ce sont ces échanges, cette diversité, ces liens conviviaux qui, jour après jour, font de Cergy une ville où il fait bon vivre.

Peut-être les connaissez-vous ? Découvrez les portraits de quelques cergyssois !

Assan Beyeck Rifoe

Assan Beyeck Rifoe

Etoile cergyssoise

Ce jeune danseur cergyssois présente sa première création à Visages du monde le 15 novembre. Formé à l’Académie Internationale de la Danse (AID), reçu à l’Alvin Ailey American Center à New York, Assan Beyeck Rifoe est une nouvelle étoile de la danse à Cergy.    

A quel âge avez-vous commencé la danse ?

J’ai suivi mon premier cours à 19 ans. Jusqu’à là je faisais du karaté, mais une blessure au genou m’a écarté des tatamis. Comme j’aimais danser, avec les copains pour m’amuser, j’ai testé et ça m’a beaucoup plu. Un an plus tard, j’ai quitté les Antilles pour poser mes valises à Paris. J’ai passé des auditions, j’ai été reçu à l’AID, puis pendant deux ans, j’y ai appris les techniques de la danse contemporaine, jazz et classique. 

Au terme de cette formation, vous auriez pu entrer dans l’académie d’Alvin Ailey à New York ?

Oui, j’avais été accepté à ma grande surprise. Malheureusement je n’avais pas les moyens de vivre à New York et je n’étais pas prêt à quitter Paris. Je ne suis pas du tout frustré par mon choix, j’ai pris un autre chemin. Je ne sais pas ce que j’ai perdu en n’allant pas à New York, mais je sais ce que j’ai gagné en restant à Paris.

Et aujourd’hui, ou en êtes-vous ? 

Je danse pour plusieurs compagnies professionnelles : celle de Bruce Taylor, un New-Yorkais formé à l’Alvin Ailey american center et à la Martha Graham school qui présente des pièces de danse contemporaine. Je danse aussi avec Géraldine Armstrong, une chorégraphe de danse jazz et avec Frédéric Costallat, qui  dirige la compagnie Black Bakara. J’ai d’ailleurs dansé à deux reprises à Visages du monde avec cette compagnie. Je suis heureux, je pratique des danses très différentes dans ces compagnies.

Vous présentez votre propre spectacle à Visages du monde dans le cadre de l'évènement Danses social club. Parlez-nous de cette pièce.

C’est ma première création, je l’ai écrite et chorégraphiée. Je serai sur scène avec une guitariste. La pièce s'intitule Zié, et dure environ 15 minutes. Pour en imaginer la trame, je suis parti de l’idée que l’être humain dépend toujours de quelque chose ou de quelqu’un. 

Quel est votre lien avec Cergy ? 

Je vis à Cergy depuis trois ans. J’aime cette ville, son côté tranquille. Je vis en colocation avec un copain danseur, Maurice Agbenoo. Sincèrement je préfère vivre ici qu’à Paris. Le matin, j’entends les oiseaux, je vois les arbres. J’ai pris l’habitude de prendre le RER très tôt pour me rendre aux répétitions. 

Plus d'infos : 

Riadh Ould Cheikh

Riadh Ould Cheikh © A. Pedalino

L'aventure citoyenne

Ce Cergyssois de 23 ans a poussé il y a quelques mois la porte de sa maison de quartier. Aidé par des animateurs jeunesse, il a monté un dossier dans le cadre du dispositif Citoyens dans la Ville pour financer un projet à la fois sportif et spirituel : emprunter le chemin de Compostelle.   

Dans quel cadre avez-vous fait appel à Citoyens dans la Ville ?

J’ai demandé un financement « vacances en autonomie » entre 100 et 160€ selon le quotient familial, pour organiser un voyage sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Je voulais gagner Cajarc, dans le Lot, en partant du Puy-en-Velay, en Haute-Loire. J’ai souhaité me lancer dans cette aventure pour le défi sportif qu’elle représente, mais aussi pour aller à la rencontre des pèlerins, comprendre leur culture, leur foi. C’était donc aussi un travail spirituel et, bien que je ne sois pas chrétien, j’ai reçu deux fois la bénédiction des pèlerins. 

Quels souvenirs vous ont le plus marqué ?

Je garde surtout le souvenir des belles rencontres que j’ai faites. J’ai commencé seul, puis le jour même de mon départ j’ai rencontré une personne, puis une autre et enfin une quatrième. Nous avons marché à quatre, et rencontré des gens merveilleux, comme ces hôtes québécois installés sur le chemin de Compostelle et qui, bien que n’ayant plus de chambres pour nous accueillir, sont parvenus à nous trouver une petite place sous les combles, faisant des pieds et des mains pour nous y accueillir au mieux. 

Que vous aura appris cette expérience ? 

J’en retire une certitude : où que l’on aille, il y a de nombreuses personnes qui ont des choses à nous offrir si on en propose en échange. Nos modes de vie ont tendance à nous confiner un peu, à nous faire quitter la maison pour aller au travail et inversement sans toujours pouvoir aller vivre autre chose. Ce que je trouve, c’est que si on ne va pas à la rencontre d’autres cultures, d’autres modes de vie, on a tendance à s’ennuyer. Or il y a un nombre phénoménal de choses à découvrir partout dans le monde !

Plus d'infos : 

Olivier H'Small

Olivier H'Small © À Bout de Ficelle

Clown « déchets d’œuvre » 

Olivier H’Small est un clown qui valorise les objets de récupération : avec sa compagnie À bout de ficelle, il sera présent à « Charivari au village » et au festival « Cergy, Soit ! » pour nous faire découvrir de véritables chef d’œuvres à base d’objets initialement destinés à être jetés !   

Parlez-nous de votre création artistique ?

La récupération est une de mes sources de création. J’aime redonner une autre vie à un objet devenu inutile : emballages, ampoules, vieilles chaussures, brosses à dent, roues de vélo… Nous avons tous des objets qui s’entassent chez nous et qui ne demandent qu’à revivre. Je propose donc des ateliers de recyclage artistique où nous réalisons des œuvres collectives à partir de ces objets de récupération. 

Vos ateliers sont-ils accessibles à tous ?

Ces ateliers sont ouverts aux enfants, aux adolescents, aux adultes, aux personnes âgées... Dans la perspective de « Charivari au village », je suis intervenu au collège du Moulin à vent dans une classe de Segpa où j’ai aidé les élèves à fabriquer un grand char en bois, dans un style post-industriel à la Mad max. Nous nous sommes éclatés à concevoir cet engin. J’aime beaucoup travailler avec des personnes qui n’ont pas l’habitude de mener des projets artistiques. D’ailleurs, du 19 au 29 août, j’anime un nouvel atelier à la MJC du Village. J’invite tout le monde à venir créer des objets roulants non identifiés qui défileront lors de « Charivari au village ». Mes ateliers sont accessibles à tous ceux qui acceptent de libérer leur imagination et leur créativité, tous les délires sont permis !  

Votre démarche est un peu écolo ?

Sans doute, j’incite les gens à réfléchir aux conséquences de la production massive de déchets et de la surconsommation. Je les invite à se détacher des objets aussi. Mais ma démarche est surtout clownesque et plastique. J’allie la pratique du clown à l’art de détourner et de transformer les objets du quotidien. Je présenterai d’ailleurs au festival "Cergy, Soit !" le spectacle Basura cirkus et l’exposition Le musée des déchets d’œuvres. 

Plus d'infos : 

Jonathan Kafuba

Jonathan Kafuba © L.Pagès

Victoire aux poings

Le jeune boxeur est l’espoir du Rahilou Cergy Boxe. Au terme d’une saison parfaite, Jonathan Kafuba (14 ans) est devenu champion de France minimes de boxe anglaise, une première pour le club cergyssois.

Dans quelle catégorie êtes-vous devenu champion de France le 26 avril dernier ?

Je suis champion de France minimes de boxe anglaise, dans la catégorie des -68 kg. Je n’avais jamais fait de compétition avant cette saison. Mon entraineur Ibrahima Mariko a attendu que j’aie treize ans pour m’inscrire dans les championnats de boxe.

Quel parcours compétitif avez-vous effectué avant de décrocher ce titre ?

J’ai participé aux championnats départementaux, régionaux, interrégionaux et à la finale nationale. En tout, j’ai gagné six combats avant de devenir champion de France. Je suis content de ma saison, ma famille est fière de moi, et sur facebook, mes copains du collège Gérard Philippe m’ont félicité !

Depuis quand pratiquez-vous la boxe anglaise ? 

Je boxe depuis un peu plus de deux ans. C’est mon grand frère qui m’a proposé de le rejoindre à la salle de boxe. Avant je pratiquais le taekwondo, mais la boxe anglaise me plait davantage. En plus j’ai la chance d’être coaché par Ibrahima Mariko, un ancien champion. Quand je suis sur le ring, il est le cerveau, moi je suis les jambes et les bras. 

Quel type de boxeur êtes-vous ? 

On me dit que je suis rapide, que je me déplace bien. Moi je dirais que je suis sérieux, je ne rate aucun entrainement. Mon modèle s’appelle Mike Tyson, j’aime son style puissant et rageur.

Quels objectifs avez-vous pour la saison prochaine ?

Je vais essayer d’avoir une licence en amateur. L’an prochain, je serai dans la catégorie cadet, je vais me mesurer à de nouveaux adversaires. On verra, je vis au jour le jour…

Plus d'infos : 

J&M Enzo/R

J&M Enzo / R

Couleurs à porter

Arrivé adolescent à Cergy Village avec ses parents, Raoul Nouatin est aujourd'hui un styliste prometteur connu sous le nom de J&M Enzo/R, et habillant entre autres des stars. Il dévoilera ses nouveaux modèles lors d’un défilé le 30 mai autour du Théâtre 95.

D’où vient cette vocation de styliste ?

Mon père aimait bien s’habiller. Ça m’impressionnait quand j’étais enfant. J’ai toujours aimé créer. J’ai commencé à dessiner des modèles et acheter des tissus sur le marché de Saint-Christophe pour me faire des chemises et des pantalons. Après le bac, j’ai intégré l’Institut supérieur des arts appliqués où j’ai obtenu un BTS stylisme-modélisme. J’ai fait des stages chez Jean-Paul Gaultier, Smalto et Yohji Yamamoto. Je m’occupais des patrons, de la coupe, du moulage sur mannequins. Mais, je n’ai pas réussi à trouver un poste stable. Une agence d’intérim m’a trouvé un boulot à la chaîne dans l’automobile ! J’y suis resté quatre ans...

Et la mode ?

Je continuais à faire des créations chez moi pour des amis. Je mettais de l’argent de côté pour m’installer. Je tenais à rester à Cergy et à y lancer mon activité. J’ai trouvé un local l’an dernier dans l’immeuble Ordinal. J’ai lancé mon site Internet en décembre. Je me suis débrouillé tout seul.

Pourriez-vous définir votre style ?

C’est un style coloré et contemporain qui utilise des tissus imprimés  comme le tissu hollandais wax à motifs africains ou inspirés de l’Afrique. J’habille femmes, hommes et enfants. Je crée tout type de vêtement, des pièces à la demande même si certaines sont déclinées en plusieurs tailles. Je suis connu par les réseaux sociaux et je vends déjà en Suède, en Angleterre, en Australie.

Comment développez-vous votre activité aujourd’hui ?

Dernièrement, un magasin de créateurs de Miami et un autre de Melbourne m’ont commandé plusieurs dizaines de pièces chaque mois. En France, je vends surtout en province. J’ai aussi habillé quelques vedettes, du foot comme Adebayor ou de la chanson comme Rihanna. Et le 30 mai (15h), j’organise un défilé de mes modèles aux abords du Théâtre 95 pour le Festival des cultures africaines. Je suis content de me faire aussi connaître dans ma ville !

Plus d'infos : 

Céline Isaffo

© L.Pagès
Portrait Céline Isaffo © L.Pagès

Femme orchestre

Céline s'est inscrite avec ses deux filles à l’orchestre de quartier, et répète tous les jeudis soirs depuis le mois de novembre à Visages du monde. Retour sur son expérience heureuse de ce nouveau projet d'éducation artistique populaire de la ville, qui se place dans la lignée des classes et graines d'orchestre.

Pourquoi avez-vous rejoint l’orchestre de quartier ?

Ma fille pratique la musique au centre musical municipal, et m’a incité à faire partie de l’orchestre de quartier. J’avais fait du piano quand j’étais enfant, mais j’avais mis la musique de côté depuis très longtemps. L’orchestre de quartier était une belle occasion de m’y remettre.

Que pensez-vous de cette nouvelle proposition ?

C’est une superbe initiative, l’orchestre de quartier accueille tout le monde gratuitement, du débutant au plus confirmé, et prête les instruments à l'année. Des enfants, des parents et même des grands-parents se retrouvent pour jouer. Ce mélange est très sympa. Les professeurs et le chef d’orchestre proposent une méthode très originale et très séduisante. Nous ne devons pas passer par le solfège et de longues heures de cours d’instrument individuels, nous avons immédiatement la possibilité de jouer ensemble.

Vos premiers pas au sein de l’orchestre de quartier sont-ils encourageants ?

Le fait de jouer dans un orchestre crée une émulation, j’ai tout de suite pris plaisir et nos progrès sont surprenants. En plus, je suis consciente que c’est une chance rare de jouer de la musique avec mes deux filles. Moi je suis au violoncelle et elles sont au violon et à la clarinette. Je ne vous raconte pas la cacophonie à la maison quand nous répétons chacune de notre côté…mais je continue l'année prochaine, c'est décidé !

Vincent Romagné

© L.Pagès
Portrait Vincent Romagné © L.Pagès

Un sage homme

Vincent Romagné est sage-femme à l’hôpital de Pontoise. Ce Cergyssois de 32 ans prouve qu’il n’y a pas de métier de femme ou de métier d’homme.

A quel moment avez-vous choisi de devenir sage-femme ?

A la fin de la première année de médecine, j’ai opté pour ce métier. J’ai ensuite suivi une formation de quatre ans à l’école de Saint-Antoine. J’avais toujours entendu parler de mon arrière grand-mère qui exerçait cette belle profession. En découvrant cette discipline, j’ai trouvé le bon équilibre entre la technique et l’humain. Après huit ans de pratique, je trouve que l’accouchement est toujours un moment privilégié et très émouvant.

Un homme a-t-il du mal à trouver sa place dans un service de sages-femmes ?

Il faut prouver ses compétences et ne pas se froisser quand une collègue te dit « tu n’as jamais connu un accouchement, tu ne sais pas ce que c’est ». Un homme sage-femme doit aussi faire ses preuves auprès des patientes. La plupart sont surprises de me voir mais acceptent d’être prises en charge par un homme. Une minorité refuse par pudeur ou par conviction religieuse.

Vous avez fait l’objet d’un long reportage à la télévision. Ce sujet a-t-il contribué à changer les mentalités ? 

Ce reportage a été diffusé en 2011 sur NRJ12. Certaines patientes de l’hôpital de Pontoise m’ont reconnu, certaines ont même exprimé l’envie que je les suive. Je ne mesure pas bien les effets de ce sujet, mais il montre en tout cas que le métier de sage-femme est ouvert aux hommes.

La pratique de ce métier vous invite-t-elle à être plus sensible aux questions d’égalité homme/femme ?

Je suis sensible à ces problématiques depuis mes études, le fait de côtoyer les femmes me donne envie de les défendre ! Aujourd'hui je me considère comme féministe. J'ai à ce titre fait de la prévention dans les collèges pour parler de sexualité avec les adolescents, j'ai d'ailleurs remarqué que la plupart des jeunes n'ont pas une vision conforme à la réalité. Je leur dis que les notions de respect et de partage sont au coeur de la sexualité. Ils ont tendance à l'oublier en regardant les vidéos sur Internet...

Christian Houdayer

© L.Pagès
Portrait Christian Houdayer

A bon port

Christian a changé de vie le jour où il a décidé d’habiter sur un bateau avec sa femme. Pour son plus grand bonheur, il a jeté l’ancre à Port Cergy, et profite désormais de sa grande mobilité, et des activités proposées dans la ville. 

Depuis quand vivez-vous sur un bateau ?

Cela fait quinze que nous vivons avec ma femme sur un bateau. Auparavant, nous habitions dans un appartement à Gonesse. Suite à de graves soucis de santé et à une période de chômage, nous avons voulu réaliser notre rêve. Nous avons séjourné dans plusieurs ports avant d’arriver à Cergy en 2010.

Pourquoi vous êtes-vous fixés à Port Cergy ?

Nous aimons le cadre de vie, avec les restaurants et la base de loisirs à côté, on se croirait en vacances toute l’année. J’aime regarder les passants, généralement ils ont l’air contents de se promener au Port. En plus, Cergy a l’avantage d’être une ville jeune, étudiante qui bouge bien. Nous profitons des nombreuses activités proposées dans la ville et de la gare RER, pas très loin. 

Votre style de vie a-t-il complètement changé ? 

Disons que sur un bateau, le temps s’arrête. Nous vivons sans montre à présent. Nous avons la liberté de partir voyager dans la France, jusqu’au canal du midi. L’autre point positif, c’est la découverte de la communauté des « navigants ». Il y a beaucoup d’entraide et de convivialité dans un port. A Cergy, la capitainerie contribue amplement à la bonne ambiance, en organisant régulièrement des fêtes et des repas. Quand nous vivions en appartement, nous ne connaissions même pas nos voisins. Dans un port, c’est impossible.

Vous devez rencontrer des touristes ?

Les marins « d’eau douce » sont le plus souvent hollandais, anglais, suisses, australiens, même californiens mais rarement français. C’est formidable de partager des moments avec des étrangers, qui nous racontent leurs voyages, qui nous font découvrir leurs jeux, leurs nourritures, leur culture en somme… 

La vie n’est trop dure sur un bateau en hiver ?

Notre bateau est parfaitement isolé et bien conçu. C’est l’équivalent d’un 2 pièces de 13 mètres de long, avec des baies entièrement vitrées. Ce qui nous permet d’avoir l’impression d’être dehors, tout en étant au chaud. Bref, aucune envie de troquer notre maison flottante contre un habitat classique !

Ousmane Kanouté

Portrait Ousmane Kanouté

Rêve de gamin

Jeune footballeur du Cergy-Pontoise Football Club, Ousmane Kanouté a intégré le centre de formation de l’AJ Auxerre en août dernier dans le cadre des liens entre les deux clubs. Ce gardien de but de 15 ans travaille dur pour devenir joueur professionnel.

A quel âge as-tu commencé le football ?

J’avais neuf ans, auparavant je faisais de l’athlétisme. Dans ma famille, il n’y a pas de footballeurs. J’avais simplement l’habitude de jouer avec les copains en bas de chez moi. J’aimais aller dans les buts, et un jour, un copain m’a dit que je me débrouillais bien et que je devrais m’inscrire en club. C’est comme ça que j’ai rejoint l’équipe d’Argenteuil. Quand j’ai déménagé à Cergy il y a deux ans, j’ai intégré l’équipe des moins de 15 ans du Cergy-Pontoise Football club.

C’est à ce moment que les recruteurs de l’AJ Auxerre t’ont repéré? 

Tout à fait. Dès que je suis arrivé au stade Salif Keita, mes entraineurs m’ont dit que j’avais un potentiel. Au printemps dernier, j’ai effectué des tests à Auxerre pour évaluer mon niveau. Et ils m’ont recruté. J’étais très heureux, et ma famille aussi. Pour l’instant j’évolue chez les moins de 17 et je m’entraine avec les gardiens des moins de 19 ans. Une fois, j’ai remplacé le titulaire de la CFA2. 

Comment se passent tes journées au centre de formation d’Auxerre ? 

Les journées sont chargées, entre l’école et les entrainements. Cette année, je suis dans une classe de troisième à horaires aménagés, ce qui me permet de suivre un ou deux entrainements par jour. Cette vie d’apprenti footballeur ressemble à ce que j’imaginais. Nous sommes très bien encadrés, les kinés et les coachs sont à nos côtés. Nous avons la chance de côtoyer l’équipe pro au restaurant et de les voir jouer au stade quand ils jouent à domicile. L’ambiance est très agréable. Maintenant je sais ce qu’il me reste à faire, travailler dur pour incorporer le groupe pro !

>> Découvrir l'accord signé récemment entre l'AJ Auxerre et le CPFB

Hors du cadre

Hors du cadre, sur la route des Roms

Sur la route des Roms

Jérôme, Pierre et Larcène, de l’association Hors du cadre, ont fréquenté un camp de Roms pendant près d’un an. De cette expérience, ils ont tiré une exposition de photos, de vidéos et de peintures qui est présentée à Cergy à l’occasion de la semaine de la solidarité internationale.

Comment avez-vous construit votre exposition sur les populations Roms ? 

A travers notre association « Hors du cadre », nous voulons tourner notre regard vers les autres, ceux que l’on ne connaît pas. Aujourd’hui, les Roms sont les plus éloignés de nous, parmi les plus exclus de notre société. Nous avons donc voulu les rencontrer. Cela n’a pas été simple d’être accueilli dans un camp, nous avons essuyé un premier refus d’un chef de camp. C’est en discutant avec une dame, Maria, qui mendie autour des Trois fontaines que nous avons réussi à nous introduire dans les familles installées à Saint Ouen l’aumône.

Comment vous êtes-vous présentés et quel était votre projet ? 

Deux d’entre nous sommes éducateurs spécialisés, nous avons l’habitude de discuter avec les gens dans la rue. Nous leur avons dit que nous voulions changer le regard porté sur eux, déconstruire les préjugés. Notre démarche est à la fois humaine et artistique, nous leur avons expliqué que nous voulions produire des portraits peints, des photos et des vidéos. Il a fallu du temps, nous avons longuement discuté avec eux, ils nous ont invités à partager des repas et des fêtes. Jérôme a sorti le premier ses pinceaux et sa gouache pour peindre les visages des uns et des autres. Ensuite, Pierre et Larcène ont eu l’autorisation de photographier et de filmer.

Qu’avez-vous retenu de cette aventure ? 

Nous avons pris conscience que le bout du monde était juste à côté de chez nous. Les familles vivent dans une misère noire, les rats attaquent les enfants, la RN 184 fait un bruit atroce, les conditions de vie sont rudimentaires... A côté de ça, nous avons vécu des beaux moments, les gens se sont confiés et ont plaisanté avec nous. Cette aventure nous a permis de dépasser nos propres a priori, maintenant nous espérons que l’exposition fera réfléchir ceux qui la verront.

>> Infos pratiques sur l'exposition

Axel Chapelle

Axel Chapelle, un bond de géant

Un bond de géant

Axel Chapelle est devenu champion du monde junior au saut à la perche à Eugene (États-Unis) cet été. En s’imposant avec un saut à 5,55 m, le jeune homme de 19 ans confirme son statut de grand espoir de la perche en France.

Alors, qu’est-ce que ça fait d’être champion du monde ? 

Sur le moment, c’était fou… dans ma tête, c’était n’importe quoi ! Quand j’ai entendu la Marseillaise sur le podium, j’ai fondu en larmes. Il y avait mes parents et les copains au pied du podium. Je vivais un rêve de gosse. Avec le recul, je dirais que ce titre est une étape qui me donne confiance pour l’avenir.

Vous êtes le seul à avoir sauté au-dessus de la barre des 5,55 m le jour des championnats du monde. Vous aviez déjà franchi ce seuil en compétition ? 

Non, c’est mon record. Auparavant, j’avais sauté 5,52 m. En juillet, je n’avais pas le choix, il fallait que je passe la barre des 5,55 m pour gagner le concours. Grâce aux bons conseils de mon entraîneur, Gérald Baudouin, et à ma bonne forme, j’ai réussi.

Depuis un an, vous ne vous entraînez plus à Cergy mais à l’Insep. Vous gardez des liens avec le club de Cergy-Pontoise EACPA ? 

Oui, bien sûr, je suis toujours licencié à l’EACPA. Je suis arrivé il y a quatre ans dans le club de Cergy-Pontoise et je suis vraiment bien tombé. Les dirigeants me soutiennent depuis le départ en investissant dans l’achat de perches. Mon frère aîné s’entraîne aussi avec moi, nous avons progressé grâce au soutien du club.

La ville de Cergy vous soutient également à travers le dispositif des sportifs de haut niveau. Cet appui compte à vos yeux ? 

C’est un soutien important. La ville de Cergy m’a versé cette année 1 500 Ð. Cette somme m’a servi à payer le séjour de mon entraîneur aux États-Unis pour les championnats du monde. C’est très concret. Sans sa présence à mes côtés le jour du concours, je n’aurais peut-être pas gagné la médaille d’or !

Je crois que vous avez eu votre bac S cette année. 2014 est un bon cru pour vous ? 

Oui. J’ai atteint mes deux principaux objectifs : le bac et le titre de champion du monde junior !

Jean-Michel Houlbert

Jean-Michel Houlbert, sa ville est un roman © L.Pagès

Sa ville est un roman

Il y a quelques mois,  Jean-Michel Houlbert a sorti son premier roman dont l’histoire se confond avec celle de Cergy. Habitant le village depuis une trentaine d’années, l'écrivain puise dans les anecdotes « historiques » de la ville nouvelle pour dérouler son intrigue.

Dans votre roman, Cergy est en quelque sorte un personnage de votre histoire ? 

Oui c’est vrai, j’ai choisi Cergy pour toile de fond de mon roman. Je débute l’histoire en 1969 au moment où les agriculteurs Cergyssois affrontaient la police et les hauts fonctionnaires qui projetaient de construire la ville nouvelle. On a tous vu les photos de la Préfecture plantée au milieu des champs, avec sa forme de pyramide inversée. Je fais également référence à l’arrivée des ovnis à Cergy quelques années plus tard, à la tour 3M, aux carrières souterraines, à l’Axe Majeur et à l’ancien parc d’attraction Mirapolis.

Quand on lit la quatrième de couverture de votre livre, on comprend que vous avez écrit un polar ?

C’est un livre à mi-chemin entre le polar et la science fiction. Comme lecteur, j’affectionne particulièrement les histoires qui entrecroisent les intrigues policières et politiques. Dans L’Humaine, l’enquête commence par la découverte d’un cadavre dans les sous-sols d’une attraction du parc Mirapolis. Un juge d’instruction du tribunal de Pontoise se plonge dans l’histoire de Cergy pour comprendre ce qui a pu se passer et découvre l’existence d’un mystérieux ordinateur... Son enquête va durer près de quarante ans...

C’est le premier livre que vous éditez ?

Oui, je l’ai publié en auto-édition grâce à un site internet spécialisé. On peut le trouver sur tous les portails de vente en ligne. Depuis que je suis à la retraite, j’assouvis mon envie d’écriture. Auparavant, avec mon métier d’administrateur au Sénat, je n’avais pas le temps de m’adonner à ce plaisir. Pourtant, j’ai toujours aimé écrire, d’ailleurs j’ai retrouvé les prémices de l’histoire de L’humaine dans un de mes textes datant de1975.

  • L’humaine, Editions du Net, 19€

Julie Domont

Julie Domont, l'étoile montante du CFD

L'étoile montante du CFD

Elève du Centre de formation danse (CFD), Julie Domont vient de décrocher le certificat de fin d’études chorégraphiques et une bourse, qui va peut-être lui permettre de réaliser son rêve de petite fille : devenir prof de danse.

Pourquoi avez-vous choisi de vous inscrire au Centre de formation danse ? 

Il y a deux ans, j’avais très envie de reprendre la danse, après l'avoir pratiquée de 5 à 17 ans. Comme je suis consultante en marketing dans une entreprise installée à Cergy, j’ai vu que la ville de Cergy proposait une formation intensive et pluridisciplinaire. J’ai passé l’audition et j’ai été retenue. C’est super, je danse tous les soirs en sortant du travail, les professeurs sont très bons et la salle de danse de Visages du monde est top !

Cette formule intensive vous a-t-elle permis de progresser rapidement ? 

Oui, je fais neuf heures de danse par semaine, je pratique le jazz, le contemporain, le classique et j’ai découvert le hip hop. Nous formons une petite famille avec la vingtaine de danseurs du CFD, nous nous voyons tous les jours et sommes bien motivés. L’état d’esprit est très ouvert et créatif, les professeurs nous tirent vraiment vers le haut.

Quelles sont vos nouvelles ambitions ? 

Je me sens pousser des ailes ! J’envisage la possibilité de devenir professeur de danse. C’était mon rêve de petite fille, et aujourd’hui les professeurs du CFD m’encouragent à passer le diplôme d’Etat. J’ai même obtenu une bourse de la part de la ville de Cergy qui va m’aider à intégrer une formation à Paris. J’y crois de plus en plus… Si mon employeur m’accorde un Fongecif cette année, je pourrais entamer une reconversion professionnelle en douceur.

Chef Dodo

© Lionel Pages
Chef Dodo © Lionel Pages

Star du web

Chef Dodo est suivie par des milliers d’internautes. Cette habitante des Plants Mauves partage quotidiennement ses recettes sur son blog, sa page facebook et son tableau Pinterest.

Depuis quand publiez-vous vos recettes sur Internet ? 

J’ai ouvert ma page Facebook il y a deux ans. Je suis une passionnée de cuisine, et ça depuis que mon premier fils est né il y a 25 ans. Au départ je partageais mes recettes avec les copines et les voisines. Aujourd’hui avec internet, c’est super, je peux échanger avec des centaines de personnes, mais ma voisine reste ma principale « goûteuse ». Actuellement j’ai du temps parce que je suis au chômage, je travaillais auparavant à Nielsen à Cergy. Je passe par conséquent environ six heures par jour dans ma cuisine et devant mon ordinateur pour actualiser ma page. 

Ces derniers mois, votre notoriété n’a fait que grandir ? 

Oui, je suis très contente et très surprise, j’ai dépassé les 11 000 likes sur Facebook. Le site mon-assiette.com relaie désormais mes publications et surtout, l’émission 100% mag de M6 a consacré un reportage de six minutes sur mon activité. Ce coup de pub a fait décoller le nombre de visiteurs sur mon blog. Depuis quelques temps, des marques alimentaires me donnent des produits pour que je les intègre dans mes recettes. Mais pour le moment, je ne gagne pas encore ma vie avec cette activité.

Que peut-on vous souhaiter pour les prochains mois ? 

J’aimerais bien tenir une chronique culinaire dans un journal ou sur une web télé, l’expérience de M6 m’a beaucoup plu. A 57 ans, j’ai encore de belles années devant moi. Aussi, j’aimerais ouvrir des ateliers de cuisine à Cergy pour partager mon savoir-faire. Quand je fais goûter un opéra, une lotte à l’armoricaine ou un bœuf strogonoff, je dis toujours : si je peux le faire, les autres aussi !

Restez connecté(e) à Chef Dodo :

No Thanks

© Sophie N. Photographie
No Thanks © Sophie N. Photographie

Merci aux Studios !

Le groupe No Thanks sera à l’affiche du concert des 20 ans des studios du Chat Perché. Les trois musiciens cergyssois évoquent leur attachement à cet équipement municipal.

Le vendredi 13 juin prochain, vous serez sur la scène de L’Observatoire pour fêter les 20 ans des studios du Chat Perché ? 

Bien sûr, notre groupe doit beaucoup aux studios. On y répète depuis la naissance de No Thanks. Cela fait plus de deux ans que l’on dispose d’un créneau deux heures le mardi soir aux studios. L’ambiance est bonne et le matériel est top. Grâce à Bill et Adrien, les deux ingénieurs du son, on a pu enregistrer notre premier EP (mini-album) l’an dernier. Ils nous donnent des bons conseils pour améliorer notre musique et pour nous faire connaître des tourneurs. 

Pouvez-vous présenter le groupe No Thanks ? 

On forme un groupe de power rock, il y a Ludovic le batteur, Olivier le guitariste et Geoffray le chanteur et bassiste. On s’est connu au collège du Moulin à vent, depuis on joue ensemble, No Thanks n’est pas notre premier groupe. La musique est une passion qui nous rassemble après nos journées chargées d’étudiant. Le but est de faire un maximum de concerts, on a déjà joué au Covent Garden à Eragny, à L’Observatoire à Cergy et dans les bars à Paris, à Lille ou à Rouen. 

Je crois que vous avez prévu quelque chose de spécial pour les 20 ans des studios du Chat perché ? 

Tout à fait : on a enregistré un 4 titres avec trois autres groupes qui répètent comme nous aux studios, Eden Pill, Static Method et The Punchies. Ensemble, on assurera la première partie du concert du 13 juin. On est super contents de jouer ce soir-là car le groupe Bukowski assure la deuxième partie de soirée. Pour nous, Bukowski est le modèle à suivre. Ils ont démarré comme nous dans le Val d’Oise et aujourd’hui ils sont une référence en France.

Annie Ernaux

© O.Roller
Annie Ernaux © O.Roller

La vie en surface

Avec une quinzaine de livres à son actif Annie Ernaux est considérée comme l'un des meilleurs écrivains français. Cergyssoise depuis 1975, elle connait par cœur le centre commercial des Trois fontaines. Dans son dernier livre Regarde les lumières mon amour*, elle consigne ses observations effectuées à l'hypermarché Auchan de Cergy.

Comment vous est venu l’idée d’écrire sur Auchan ?
L’hypermarché est un grand rendez-vous humain, un spectacle. Déjà dans le livre Journal du dehors, je m’étais mise à décrire des choses vues dans les grandes surfaces. Quand on y songe, être dans un hypermarché c’est une façon de « faire société » avec ses contemporains. J’ai voulu raconter la vie dans ce livre, rapporter une réalité sociale qui apparaît très peu dans les médias et dans les discours des hommes et des femmes politiques.

On découvre, dans ce livre, que vous avez vos habitudes aux Trois Fontaines ?
Je connais ce centre commercial par cœur, je l’ai découvert en 1975 quand je me suis installée à Cergy. J’ai fréquenté les Trois Fontaines avec mes enfants, j’y ai mes repères, des souvenirs aussi. Comme beaucoup, je me suis appropriée ce lieu qui fait partie de ma vie quotidienne. 

Quels sont les autres endroits que vous affectionnez à Cergy ?
J’aime me promener sur l’Axe Majeur : l’esplanade des douze colonnes et la passerelle rouge sont pour moi une belle réussite. De ma maison, je profite d’une large vue sur les étangs de la base de loisirs. Je n’imagine pas habiter ailleurs, mon histoire se confond maintenant avec celle de Cergy, et la richesse de ses 130 nationalités.

*Regarde les lumières mon amour d'Annie Ernaux, aux éditions du Seuil, 5,90€. 

Marie Lehmann

Marie Lehmann

La reine de la glisse

Championne de wakeboard, Marie Lehmann est aussi la présidente de l’Urban wake club de Cergy. Soutenue par la ville, cette sportive de haut niveau de 32 ans évoque ses objectifs.

Comment avez-vous découvert ce sport de glisse ?
C’est un copain qui m’a amené un jour à la base de loisirs. J’ai halluciné en découvrant le stade de téléski nautique. Je suis originaire du Sud Ouest, je fais du surf au pays basque depuis que je suis toute petite. J’ai eu immédiatement envie de tester le wakeboard sur les étangs de Cergy-Pontoise.

Comment devient-on une championne de wakeboard ?
J’ai commencé en 2007 et l’année suivante, j’ai terminé deuxième au championnat de France. Je suis sportive, j’ai fait de la compétition en tennis pendant des années. Maintenant dès qu’il fait beau, je viens m’entrainer et ça paye. Je suis triple championne de France et j’ai participé quatre fois à la finale des championnats d’Europe. 

Pourquoi avez-vous créé un club de wakeboard à Cergy ?
Je souhaite qu’un maximum de jeunes puisse pratiquer ce sport. A Cergy, nous avons la chance d’avoir un site fabuleux. En créant une association, j’entends faciliter l’accès au stade de téléski nautique et former de futurs champions. 

Début 2014, vous avez signé pour la première fois la convention des sportifs de haut niveau établie par la ville. Quel bénéfice en retirez-vous ?
C’est un bon coup de pouce, une reconnaissance qui fait du bien. Mais la pratique du wakeboard à la base de loisirs coûte cher, j’aimerais que l’ensemble des adhérents du club bénéficie de tarifs préférentiels pour pratiquer leur sport favori. 

Quels sont vos objectifs pour ces prochains mois ? 

Je me prépare pour les championnats de France qui ont lieu le 8 juillet prochain. Je compte emmener avec moi les jeunes du club qui pourraient ravir quelques places sur les podiums. 

Vidéo Marie Lehmann - sportive de haut niveau 2014 Ville de Cergy

Ozarm

Ozarm, alias Cyril Detilleux
Ozarm, alias Cyril Detilleux

Agitateur verbal, Ozarm se joue des mots avec style. Ce jongleur de mots a contribué à développer le slam à Cergy avec l'association La Ruche.

Le poète urbain

L'association La Ruche vient de fêter ses 10 ans. C'est l'heure du premier bilan. Quelles impressions avez-vous quand vous regardez dans le rétroviseur ? 
J'ai rejoint La Ruche peu de temps après sa création, après avoir rencontré ses membres. Je me suis impliqué peu à peu dans la vie associative, en animant des ateliers d'écriture et en participant à diverses manifestations. Sept ans plus tard je suis permanent de l'association, responsable de projets artistiques et pédagogiques. Alors quand je regarde dans le rétroviseur, j'y vois énormément de souvenirs, de gens, d'artistes et une longue séries de virages, mais aussi une belle ligne droite dans le pare-brise.


Au avril, en marge de l'expo Robert Doisneau, vous animez un nouvel atelier. Quel est le programme ?
Je vais effectivement animer un atelier d'écriture slam au Carreau de Cergy. Je n'aime pas prévoir ce que je vais y faire, les ateliers ne sont pas figés, j'aime au contraire réfléchir avec les participants. Ce qui est sûr, c'est que je ferai tout pour leur donner le plaisir d'écrire, de jouer avec les mots, et pour le coup avec les œuvres de Robert Doisneau.

La mode du slam est quelque peu retombée. Ca ne vous empêche pas de maintenir le cap. Une de vos vidéos postées sur YouTube vient de dépasser les 10 000 vues ? 
C'est vrai. L'apothéose du slam est derrière nous, ils sont déjà loin les cabarets slam o'sullivans où les gens s'asseyaient par terre tellement il y avait de monde et de poètes. Mais je ne pense pas que ce soit une mode, les gens ont besoin de s'exprimer, que cela s'appelle slam ou autrement. Je le promets, la Ruche refera des cabarets slam à Cergy très bientôt. D'un point de vue plus personnel, j'écris de moins en moins depuis deux ans, faute de temps et non faute d'envie, mais je vais m'y remettre ! Et sinon, passer la barre des 10000 vues sur Youtube, ça fait plaisir, forcément, j'espère que la prochaine dépassera ce record !

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Bernard Andries

Bernard Andries © Lionel Pagès
Bernard Andries © Lionel Pagès

Une chaîne importante du Maillon

Cet ancien inspecteur de l’Éducation nationale, né à Cergy, est le nouveau président du Maillon. Bénévole depuis quatre ans, Bernard participait à la distribution alimentaire avec son épouse et donnait des cours de Français. « J’ai décidé de prendre la présidence du Maillon pour définir collégialement les objectifs de l’association et les stratégies pour les atteindre. » Sa priorité : l’aide alimentaire, 350 familles venant chaque semaine se fournir à l’épicerie sociale. « Elles étaient 200 en 2007 ! » Bernard Andries recherche donc activement, avec la centaine de bénévoles de l’association, des nouvelles ressources privées. Avec une première victoire : depuis son arrivée, le distributeur Métro fournit des produits alimentaires au Maillon. Et 7 nouvelles personnes embauchées en contrat aidé, dont deux emplois d'avenir, sont venues renforcer les effectifs de l'association.

>> Consulter le site du Maillon

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Eric du Faÿ

Eric du Faÿ © Lionel Pagès
Eric du Faÿ © Lionel Pagès

De la baguette sur la planche

Ce musicien et professeur hors pair dirige les Graines d'orchestre de l’école du Gros Caillou. Eric du Faÿ intervient pour la première fois dans une classe orchestre à Cergy et inaugure ainsi les temps d’activités périscolaires instaurés par la réforme des rythmes scolaires.  

E.D.F. Connaissiez-vous le dispositif des classes orchestres mis en place à Cergy ?

Oui parfaitement, je suis vice-président de l’association passeurs d’arts qui met des professeurs de musique à disposition des établissements cergyssois. Ce programme est un succès depuis une dizaine d’années, il permet de démocratiser la pratique de la musique. Des enfants qui n’ont pas accès au Conservatoire, qui ne vont jamais au concert ont la possibilité d’apprendre à jouer d’un instrument gratuitement. C’est formidable !

E.D.F. Pourquoi avez-vous accepté de prendre les commandes de la classe orchestre dans une école élémentaire ?

C’est un nouveau défi, nous avons montré que les collégiens réussissaient à former des orchestres, nous tentons à présent l’aventure avec des élèves plus jeunes, âgés de 6 à 10 ans. Nous débutons par une expérimentation dans une seule école et nous espérons ouvrir des classes orchestres dans chaque groupe scolaire de Cergy dès l’an prochain. Vous imaginez 2000 enfants pratiquant la musique en orchestre, ce serait un projet unique en France !

E.D.F. Comment enseignez-vous la musique aux enfants ?

Notre pédagogie n’est pas du tout la même qu’en Conservatoire, les enfants apprennent en groupe et non individuellement, et surtout nous ne les embêtons pas avec le solfège. Nous confions les instruments de la famille des cuivres aux CM, les cordes aux CE1 et CE2 et les percussions au CP. Nous sommes trois intervenants professionnels, accompagnés de trois animateurs de la Ville, durant les trois heures hebdomadaires, programmées dans les temps d’activités péri-éducatifs. 

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Fred Dubois

Fred Dubois © Lionel Pagès
Fred Dubois © Lionel Pagès

Mariage heureux

En invitant les demandeurs d'emploi en insertion à mener leurs chantiers en Afrique, l'association Incite illustre à merveille la capacité à conjuguer économie sociale et solidarité internationale. Fred Dubois, directeur de l'association, revient sur cette expérience aux effets spectaculaires.

Comment l’économie sociale et solidaire peut-elle se conjuguer avec la solidarité internationale ?

S.D.-F. C’est un mariage heureux ! Notre association le constate depuis cinq ans. Notre mission première est d’organiser des chantiers d’insertion pour former des demandeurs d’emploi aux métiers de l’informatique et du web. En 2007, nous avons eu l’idée d’articuler ces chantiers avec des projets de solidarité internationale. Nos stagiaires sont donc partis en Afrique, à Thiès au Sénégal dans le cadre de la coopération décentralisée avec la ville de Cergy, ou à Porto-Novo au Bénin, lié à l’agglomération de Cergy-Pontoise.

Qu’avez-vous mis en place avec ces pays ?

S.D.-F. Les salariés en insertion ont travaillé avec les africains pour ouvrir une salle informatique dans un centre socioculturel. Ensemble, ils ont aussi créé des sites internet pour promouvoir des artistes ou des événements locaux. 

En retour, les africains sont venus à Cergy autour de la thématique photo : animation d'ateliers photo, présentation d'une grande exposition au Théâtre 95. Bref, de quoi enrichir les échanges et renforcer les liens ! 

Qu’est-ce que ces chantiers ont apporté aux Cergyssois en insertion ?

S.D.-F. Les effets sont spectaculaires, les participants reviennent surmotivés de ces séjours, ils gagnent en confiance. C’est une aventure humaine extraordinaire, la philosophie des Africains leur fait du bien, ces projets ont beaucoup de sens. A leurs yeux, mais aussi aux yeux des employeurs qui considèrent cette expérience plus bénéfique qu’une énième ligne sur le CV. Le taux de sortie positive est de 80% pour ceux qui ont participé aux chantiers en Afrique, quand la moyenne en France atteint péniblement 50%. Le mariage entre l’économie sociale et solidaire et la solidarité internationale est la formule que je cherchais depuis longtemps !

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Sylvie Danielo-Feucher

Sylvie Danielo-Feucher © Lionel Pagès
Olivier Mars © Lionel Pagès

Ma priorité,  c’est l’emploi  des jeunes

Entretien avec Sylvie Danielo-Feucher, nouvelle préfète à l’égalité des chances

Quel a été votre parcours avant de prendre vos nouvelles fonctions cet été ?

S.D.-F. J’ai commencé ma carrière dans la police nationale. J’ai d'abord été inspectrice de police judiciaire avant de devenir commissaire à Poissy, puis à Versailles. En 2008, j’ai pris la tête du syndicat des commissaires de la police nationale. Aujourd’hui, je suis préfète à l’égalité des chances. Ce parcours peut surprendre, mais j’ai toujours affirmé que les problèmes de violence et de délinquance dans les villes avaient un lien étroit avec les inégalités.

Cette fibre sociale ne m'a jamais quitté. Quelque part, la politique de la ville complète le travail de répression et de prévention de la police.

Quel est le rôle d’un préfet à l’égalité des chances ?

S.D.-F. Il est l’animateur des politiques publiques aux côtés du Préfet. Il doit être à l’écoute des élus, des associations, des professeurs, des magistrats pour rétablir l’égalité des chances en faveur des femmes et des hommes qui vivent dans les quartiers urbains défavorisés. J’ai l’intention d’être un maximum sur le terrain, parce que la politique de la ville ne se fait pas en restant assise derrière son bureau. J’ai envie de rencontrer les acteurs locaux pour soutenir les projets intéressants.

Quel chantier vous semble le plus important ?

S.D.-F. L’emploi des jeunes, sans hésiter. Nous devons absolument travailler main dans la main avec Pôle Emploi et l’éducation nationale pour aider les jeunes des quartiers sensibles à trouver du travail. Beaucoup d’entre eux ont beaucoup de qualités, mais ils ne savent pas les mettre en avant faute de posséder les codes et le langage appropriés. 

Je suis convaincue que si les associations et les collectivités publiques les aident, ils s’en sortiront et les tensions dans les zones urbaines diminueront.

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Catherine Riemer

Catherine Riemer © Lionel Pagès
Olivier Mars © Lionel Pagès

Chaussures montantes

Coordinatrice de l'association Handicap International à Cergy, Catherine Riemer nous présente son engagement associatif et l'opération "pyramide de chaussures" qui aura lieu le 28 septembre place Charles-de-Gaulle.

Le samedi 28 septembre, Handicap International invite la population à « construire » une pyramide de chaussures à Cergy. Rappelez-nous l'objectif de cette manifestation ?

C.R. La pyramide de chaussures symbolise le combat de Handicap International contre les mines antipersonnel et les bombes à sous-munitions (BASM) qui tuent et mutilent une personne toutes les deux heures dans le monde. L’an dernier, 32 pyramides ont ainsi été érigées un peu partout en France. A Cergy, notre équipe de bénévoles l'organise depuis 2001.

Comment se déroule la journée à Cergy ?

C.R. Le matin, dès 10 heures, les Cergyssois viennent déposer des paires de chaussures qu'ils n'utilisent plus sur la place Charles-de-Gaulle, au-dessus de la gare Cergy Préfecture. C’est un geste symbolique. Ils peuvent aussi faire des dons et signer les pétitions. Nous invitons aussi des graffeurs et des musiciens à animer la journée. Les bénévoles proposent également des ateliers de maquillage pour les enfants.

Que faites-vous des chaussures ?

C.R. Nous les trions. Les chaussures utilisables sont données au Relais. Elles auront ainsi une deuxième vie.

Pourquoi vous êtes-vous mobilisée pour la cause de Handicap International ?

C.R. La question du handicap me touche depuis que je suis animatrice dans les centres de loisirs (ndlr, au centre de l’Escapade) et mon but est d’intégrer au mieux les enfants victimes d’un handicap. J’ai rejoint cette association car elle a une vocation internationale. Cela fait trente ans qu’elle vient en aide aux personnes en situation de handicap et aux personnes vulnérables à travers le monde.

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Olivier Mars

Olivier Mars © Lionel Pagès
Olivier Mars © Lionel Pagès

La voie du rock

Patron du bar-concert le Pacific Rock, Olivier Mars nous parle de ce lieu de vie singulier à Cergy et des scènes d’été qui y restent ouvertes au rock jusqu’en septembre.

Ouvert depuis 2008, le Pacific Rock connaît-il le succès que vous espériez ?
O.M. On voudrait toujours plus, mais on peut dire que ça vit bien ! Surtout le week-end. Le dimanche soir, le Pacific Rock doit être le lieu qui fédère le plus de personnes à Cergy. Il nous faudrait juste plus d’affluence du mardi au jeudi : finalement, les gens ne sortent pas tant que ça… De mon côté, je suis toujours musicien, ce qui me permet de continuer à monter des groupes et à en programmer. Des groupes qui viennent jouer de toute la France.

En quoi consistent les scènes d’été ?
O.M. Les scènes d’été ont lieu de mai à septembre. Elles prennent le relais de la programmation des autres scènes cergypontaines alors fermées. Elles se déroulent sur la terrasse quand le temps le permet, du mardi au jeudi à 20h, sous forme de concerts acoustiques, plus calmes, avec des formations plus réduites, voire des solos ou des duos.

Quelles sont vos liens avec le milieu musical local ?
O.M. Nous sommes en relation avec le Combo 95, surtout depuis qu’il a ouvert son site 95 Sounds, plateforme web collaborative des groupes valdoisiens. De nombreux groupes locaux se produisent ici, qui apprécient notre prestation technique de qualité. Notamment en première partie des concerts du week-end. Nous pratiquons d'ailleurs  l’entrée gratuite jusqu’à 21h30 pour leur assurer une certaine audience. La programmation reste ouverte !

Toutes les infos sur www.pacificrock.fr

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Ludovic Pouillart

Ludovic Pouillart © Lionel Pagès

Le faiseur de champions

Ludovic Pouillart, entraîneur de basket des seniors masculins de l’ECOP (Entente Cergy-Osny-Pontoise), revient sur les succès 2013 de son équipe, championne de France Nationale 2, qui accède à la Nationale 1, et nous éclaire sur les défis à relever à la prochaine saison.

Quels ont été les ingrédients de votre succès cette année ?
L.P. C’est notre défense et l’intensité qui ont construit notre succès, mais aussi des valeurs de partage et d’effort. En deux ans, le groupe a appris à travailler dur. En même temps, notre équipe est devenue la plus jeune de Nationale 2. Mon souci a été d’incorporer des jeunes à fort potentiel, de donner leur chance à des jeunes qui ont faim et veulent construire un projet commun, bref de bâtir un groupe apte à monter et à s'inscrire dans la durée. La combinaison a plutôt réussi !

Comment vous préparez-vous à cette nouvelle aventure en Nationale 1 ?
L.P. Je tiens à conserver l’essentiel de ce groupe sans le dénaturer, tout en le renforçant avec de nouveaux joueurs, sans doute un autre meneur de jeu. L'objectif est qu'ils apportent une plus-value au groupe, sans casser l'identité de jeu mise en place.

Comment voyez-vous votre équipe se comporter la saison prochaine ?
L.P. Entre la Nationale 2 et la Nationale 1, c’est le grand écart ! Il faut s’attendre à une première saison difficile, comme pour la plupart des équipes qui montent à ce niveau, mais l’objectif est de se maintenir. Un très bon moyen de tester la solidité des structures et des fondations du club !

Abdel Ilah Rahilou

Abdel Ilah Rahilou © Lionel Pagès

La boxe au plus haut niveau

La boxe anglaise a façonné les frères Rahilou. Abdel Ilah et Khalid, qui ont grandi du côté des Heuruelles, ont bénéficié de l’enseignement du légendaire Roger Thorel à Conflans. Boxeur amateur de bon niveau, Abdel Ilah a ensuite secondé son frère Khalid dans sa conquête de la ceinture mondiale en 1997. Mais le rêve des deux frères de créer un club de boxe dans leur ville de Cergy a patienté encore près de dix ans avant que la Ville n’aménage une vraie salle de boxe en 2006 au gymnase des Chênes. Depuis lors, éducateur, manager et promoteur, il n’a cessé de faire grandir le Rahilou Cergy Boxe jusqu’à ce championnat du monde que la Cergyssoise Gaëlle Amand disputera le 30 novembre à Cergy (on parle de l’Axe Majeur) contre l’Allemande Goda Dailydaite au cours d’un gala international encore plus relevé que celui de décembre dernier où Gaëlle était devenue championne d’Europe. « C’est l’aboutissement d’un travail d’équipe, estime Abdel Ilah. Tout le club a contribué à cet événement. »

Sister Sister Crew

Stacy, Clara et Axelle © A. Pedalino

Les soeurs dansantes

Filles d’une danseuse et d’un musicien, élèves du conservatoire à rayonnement régional, Stacy, alias Soonsy, Clara, alias K-Yoo, et Axelle, alias Axoo, forment un groupe indépendant de hip-hop et danse contemporaine qui a ravi les spectateurs de l’avant première de l’inauguration de Visages du Monde le 7 février 2013.

À l’engouement familial, les trois jeunes filles associent des dons naturels qui devraient les emmener loin dans l’aventure chorégraphique puisqu’au moins deux d’entre elles entendent persévérer dans cet art exigeant et enchanteur.

Rémy Hebding

© Hebding

Auteur de Claude, paysan de Cergy

Journaliste et essayiste, Remy Hebding est aussi un Cergyssois, installé au village depuis six ans. Ce « rurbain » comme il se considère, s’est très vite intéressé à l’histoire rurale de Cergy. En faisant la connaissance de Claude Mélique, ancien agriculteur et mémoire du village, il a eu envie de raconter le passé de Cergy au travers de celle de cet enfant du pays.

 Au fil des rencontres avec Claude, faisant revivre la saga familiale, la vie de labeur aux champs et son combat pour garder sa terre lors de la création de la ville nouvelle, Rémy Hebding a consigné ce témoignage d’une grande richesse de détails et d’émotion.

A lire dans Claude, paysan de Cergy (L’Harmattan).

Chantal Sarr - © DR

Chantal Sarr

Professeure de macarons

Formée dès l’enfance à l’art des recettes et de la bonne cuisine des Antilles par un père cuisinier, pâtissier et restaurateur, cette Cergyssoise a décidé, la cinquantaine venue, de monter son autoentreprise pour donner des cours… de macarons !
« Très technique et difficile à réaliser, rien ne vaut de les voir fabriquer pour ensuite les réaliser soi-même », témoigne cette passionnée des fourneaux. D’où l’idée de Chantal de proposer des cours de pâtisserie, chez elle ou au domicile des client(e)s, regroupé(e)s à six minimum pour profiter d’un cours de 2h30… avec dégustation. Bien sûr, elle propose aussi des cours de cuisine antillaise.

> site internet de Chantal pour des idées de menus, suivre des cours...

Sandra Scalisi

Sandra Scalisi - © DR

Cergyssoise et fière de l'être

Cette jeune Cergyssoise, en 4e année du Strate College, l’école supérieure de design industriel de Sèvres, affirme son amour de Cergy jusque dans la courte vidéo, ou « stop motion », qui la présente (« A Part of Me »). Dans cette école privée, fréquentée en majorité par des jeunes issus de milieux nantis, Sandra estime avoir quelque chose en plus en raison de son origine cergyssoise : « Plus de tolérance et d’ouverture d’esprit ».

Après avoir essayé des études de médecine, Sandra s’est lancée dans le design interactif pour « habiller » des objets intelligents au service du public. Elle complète désormais la plupart de ses travaux d’application de courts métrages poétiques qui rencontrent un franc succès.

Thierry Le Gall

Thierry Le Gall - © Lionel Pagès

Le théâtre pour passion

Thierry Le Gall est professeur de théâtre, il intervient notamment à l’école des Plants auprès des élèves de CE2 au CM2. Ce comédien de 51 ans a initié des centaines d’enfants au théâtre à Cergy. Il a donné des cours au Conservatoire, à L’apostrophe et aujourd’hui il travaille en lien avec le
Théâtre 95. Thierry Le Gall, qui dit que le théâtre est la colonne vertébrale de sa vie, aime partager sa passion avec les jeunes. Depuis quelques années, il anime un atelier pour les adolescents au Théâtre 95, mais aussi pour les jeunes de l’espace d’insertion Césame et pour les étudiants de l’EPSS. Il consacre la plupart de son temps à ses cours, « le théâtre m’a permis de me construire, de prendre confiance en moi. Alors je donne en retour, j’espère transmettre ce virus aux jeunes qui découvrent le théâtre. »

Mariella Sognigbé

Mariella SOGNIGBE © Lionel Pagès

La curiosité n'est pas un défaut


Elle rêve d'une carrière politique, elle pourrait devenir journaliste, elle sera sans doute magistrate administrative. Quoi qu'il en soit, Mariella Sognigbé ne se refuse aucune voie professionnelle. À presque 22 ans, elle poursuit un parcours scolaire modèle puisque après une mention très bien au bac et quatre années de Droit, elle intègrera à la rentrée un Master 2 en contentieux public. Cependant, c'est le domaine culturel qui constitue son jardin secret. En effet, Mariella a fondé et dirigé le premier magazine culturel et artistique de l'université cergy-pontaine, Univ'ArtCity.
" Cette expérience m'a permis de continuer à écrire, mais aussi de concevoir, de me rendre compte des difficultés de ce métier et surtout de m'ancrer dans le territoire cergypontain que j'adore. "
Elle a aussi collaboré au site d'information en ligne Cergyvie, à la web-radio locale Oxyradio, ainsi qu'au nouveau mensuel international A+ Mag. " À part la fac, tout le reste est un passe-temps ! ", avoue Mariella, curieuse de tout.

Aïcha Aoudjehane

Aïcha Aoudjehane © Lionel Pagès
Aïcha Aoudjehane (crédit Lionel Pagès)

La beauté vient des quartiers

A 56 ans, Aïcha vit son rêve de petite fille. Cette Cergyssoise a intégré la formation de cosmétique mise en place par le groupe de luxe Sisley et la Préfecture du Val-d'Oise, dans le cadre d'un dispositif d'insertion.
" J'ai toujours voulu m'occuper des autres, de leur bien-être ".
Après des années de petits boulots et de périodes de chômage, Aïcha retourne sur les bancs de l'école pour décrocher un CAP cosmétique. Cette opération d'insertion " La beauté vient des quartiers " est une belle opportunité pour elle, Aïcha espère trouver un emploi dans un institut de beauté à l'issue de la formation. La ministre Najat Vallaud-Belkacem est venue le mois dernier au siège du groupe Sisley, à Saint Ouen l'aumône, pour soutenir ce dispositif.

Bing Yin

Bing Yin © Sabrina Laciani

Acteur, du petit au grand écran

Les Cergyssois le connaissent plutôt comme président de Pékin à Cergy, association des Hauts-de-Cergy qui propose des cours de Taïchi Chuan et de Qi Gong. Mais cet acteur, né en Chine, formé à l'école d'arts martiaux du Henan et au théâtre à Pékin et arrivé en France en 1990, enchaîne depuis les rôles à la télévision et au cinéma.
 " Je suis le Chinois de service, pour jouer le méchant, le dur ".
Lui préfère de plus en plus la comédie, le plus difficile. Il sera à l'affiche de Cookie de Léa Fazer qui sort en janvier 2013. On peut le voir aussi dans Groland sur Canal+ et dans Ainsi soient-ils sur Arte, feuilleton qui raconte l'histoire de cinq jeunes hommes, aux parcours et aux motivations diverses, qui entrent au séminaire à Paris en vue de devenir prêtres, dans le contexte du XXI e siècle en France et dont la saison 2 démarre en 2013.

Zakiya Abaroudi et Djenaba Sambake

Zakiya ABAROUDI et Djenaba SAMBAKE © Lionel Pagès

Hand-Ball / Basket et vice versa

Zakiya joue au basket comme ailière à l'Ecop et Djenaba évolue en hand comme arrière à Mantes après avoir été formée au Cphb. Ces deux jeunes cergyssoises ont eu l'heureuse initiative d'organiser début juillet 2012 le premier tournoi féminin de sports collectifs des 16-25 ans. Relayée par la maison de quartier des Linandes, l'idée a fait son chemin. Les deux jeunes femmes en ont parlé aux copines qui ont constitué 4 équipes de hand et 4 équipes de basket.

" Pendant deux jours, au gymnase du IIIe millénaire, les filles se sont vraiment bien amusées " raconte Zakiya. Les handballeuses ont goûté au basket et vice versa.

" C'est bien de se rendre compte et de ne pas sous-estimer le sport des autres " se félicite Djenaba. Elles espèrent organiser une seconde édition du tournoi en attirant plus de monde et des équipes de toute l'agglomération

Cotoneel

Cotoneel © Alain Coton

Artiste peintre

Cotoneel, de son vrai nom Christine Coton, est artiste peintre.
" J'ai commencé à peindre des portraits et depuis quelque temps, je me lance dans l'art abstrait ". Ses dernières toiles sur le thème du souffle ont été exposées au Carreau de Cergy lors de l'exposition Regards croisés sur l'image et le rapport au réel, en 2012.
" Cet espace est génial, je suis Cergyssoise et c'est la première fois que j'expose ici. Je suis heureuse que la ville dispose d'un tel lieu dédié à l'art visuel. Lors de cette exposition, j'ai animé des ateliers dans lesquels j'ai initié des adolescents handicapés à la peinture à la cire, c'était un moment extraordinaire ".
Depuis cette exposition, Cotoneel a noué des contacts avec des amateurs d'art, " mon blog n'a jamais eu autant de visites !".

> Son blogue

Chiffres clés

Plus de 50% des habitants de Cergy ont moins de 30 ans (source Insee, RP2008)

93% des cergyssois considèrent qu'on vit bien à Cergy (enquête IPSOS du 28 mars au 4 avril 2011)