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Les Cergyssois rencontrent le maire

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Un an après son élection à la tête d'une équipe municipale renouvelée, Jean-Paul Jeandon a souhaité rencontrer des Cergyssois dans un esprit de dialogue libre et sans tabou. Six habitants de différents quartiers ont ainsi échangé avec leur maire dans son bureau pendant plus de deux heures sur les sujets qui leur tenaient à coeur. Rien n'était préparé.

Retrouvez l'intégralité de ces échanges ci-dessous regroupés en plusieurs thématiques abordées par les Cergyssois : hauts-de-Cergy, circulation, politiques prioritaires, éducation, jeunesse et proximité, axe majeur-horloge, et d'autres questions.

CHOIX D'URBANISME AUX HAUTS-DE-CERGY

 
 

- DBH. J’ai vu naître et grandir les Hauts-de-Cergy et je n’aime pas ce que ce quartier est devenu. Ce n’est pas suffisamment aéré… C’est moche ! Je préfère aller au centre de Vauréal avec mes enfants. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi en est-on arrivé là ?

- JPJ. Il y a plusieurs raisons. Lors de la première phase d’aménagement des Hauts-de-Cergy, les gens n’avaient peut-être pas remarqué qu’il y avait une gare ! Et près d’une gare, une densification est obligée, ne serait-ce que pour éviter l’étalement urbain et le manque d’espaces verts. N’oublions pas qu’au départ, Cergy, était prévue pour abriter 450 000 habitants ! Nous ne dépasserons pas les 250 000. 
En second lieu, Cergy est constitué de 20 à 25% d’espaces verts que nous souhaitons conserver – ce que nous avons conforté dans la révision du Plan local d’urbanisme (PLU) en cours de révision.
Ensuite, ce quartier est conçu selon un urbanisme différent de celui des autres quartiers où les espaces verts entouraient l’habitat. C’est le premier décalage : cet urbanisme fait qu’on ne voit pas les espaces verts. Il y a un choix architectural qui a été fait dans l’esprit Cergyssois. Il plaît ou il ne plaît pas… C’est une question de goût. La plupart des habitants, particulièrement les nouveaux, adorent ! Et je peux vous garantir que la place du Cœur Battant de Vauréal est bien plus dense que les Hauts-de-Cergy. 

- DBH. Oui, mais ça ne se voit pas !

- JPJ. Exactement. C’est un urbanisme qui fait qu’on ne voit pas ou peu les espaces verts. Les gens dont les balcons et les terrasses donnent sur les jardins intérieurs sont en revanche très contents.
Enfin, notre enjeu est d’y implanter des commerces et des restaurants pour en faire un quartier attirant. Par exemple, le supermarché Casino qui vient d’ouvrir est en passe de devenir un vrai marché de proximité. Je suis client et je constate qu’il est déjà régulièrement plein. Quant au « Pixel bar », hébergé dans l’enceinte de Visages du monde, il vient d’être repris par un jeune chef d’entreprise Cergyssois, actuellement gérant du restaurant du golf de Vauréal.
C’est un quartier attractif avec Visages du monde, une médiathèque, le cinéma et la coulée verte derrière. Sans oublier tous les équipements publics ! Si vous voulez, je vous ferais découvrir le quartier ! 

- DBH. Avec plaisir, car je ne m’y reconnais vraiment plus...

- JPJ. Encore une fois, c’est vraiment une question d’urbanisme. Chaque quartier de Cergy a sa spécificité, la ville présentant toute l’évolution de l’architecture en France depuis 40 ans.

- AS. Je ne suis pas très d’accord avec ce que j’ai entendu. Moi, je la trouve superbe l’architecture des Hauts-de-Cergy ! La rue Philéas-Fogg est magnifique ! C’est une des plus belles de Cergy.

- CP. L’idée de pouvoir déambuler dans la ville serait intéressante. Si l’on pouvait passer d’un espace à l’autre, à l’image des traboules de Lyon, cela permettrait peut-être d’en profiter davantage. Et pour ma part, je préfère l’architecture des Hauts-de-Cergy à celle de Vauréal ; une architecture contemporaine délibérée plutôt qu’une architecture reconstituée !

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CIRCULATION A CERGY

 

- MR. Je voudrais aborder la question de l’évolution de la circulation et de la sécurité routière à Cergy. Il est difficile de circuler à certaines heures...

- JPJ. À l’origine, Cergy a été conçue pour vivre avec une voiture. Et n’oublions pas que l’agglomération de Cergy-Pontoise équivaut à la superficie de Paris... Cergy sert donc souvent de transit pour les automobilistes de l’agglomération. Tout notre travail actuel est de limiter le transit routier et de casser la vitesse. Ce qui a été fait dans l’aménagement de la rue de Vauréal avec les chicanes et les coussins berlinois. 

Le réaménagement de la voirie autour de la Croix-Petit ira dans ce sens lorsque les travaux de construction seront terminés afin d’obliger les automobilistes à emprunter les grands axes. Par ailleurs, nous continuons à développer un réseau de bus déjà très dense. Avec la Stivo, nous réfléchissons à la création d’une ligne qui reliera nos trois gares à celle de Pontoise. Enfin, nous travaillons 
également au développement des pistes cyclables et du co-voiturage.

- CP. Et la limitation à 90 km/h sur la A15 ?
JPJ. Pour de raisons de sécurité évidentes, je milite pour faire en sorte de limiter tout le tronçon qui longe Cergy à cette vitesse.

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COMPETENCES ET POLITIQUES DE LA VILLE

 

- CP. Dans la nouvelle réforme de l’organisation territoriale, les communes conservent la clause de compétence générale. Mais, en même temps, les dotations financières de l’État baissent. Comment maintenir le niveau des prestations et mutualiser avec les autres collectivités ?

- JPJ. Il est vrai que le budget 2015 a été difficile à boucler. Il semblerait que nous ayons perdu environ 850 000 € de dotation alors qu’on en dépense 750 000 € de plus pour les périscolaires.
Je me suis engagé à ne pas augmenter les impôts à Cergy, ce qui implique des choix politiques. Il est capital de tenir ses promesses électorales ! Nous n’interviendrons pas dans tous les domaines. Avec l’agglomération, nous réfléchissons à un schéma de mutualisation. Il existe aussi un débat sur le transfert de compétences des ordures ménagères car la collecte est aujourd’hui effectuée par la ville. Le projet serait de tout rassembler à l’agglomération, de proposer des services homogènes et cohérents. 
Mais la mutualisation ne veut pas dire que l’on gagne de l’argent à court terme. 
Enfin, chaque échelon administratif nécessite une représentation démocratique, des compétences et des impôts clairs. Quand on me dit que la taxe foncière a augmenté, par exemple, je fais remarquer que la part de la ville est restée constante.

- CP. Et concernant les compétences qui ne sont pas obligatoires ?

- JPJ. Nous avons défini les politiques prioritaires. L’éducation représente 22 % du budget communal. Nous avons recruté 380 personnes, dont une centaine de Cergyssois, pour encadrer le périscolaire. Nous avons créé des ateliers pour que les enfants expriment leurs talents. Nous voulons aller encore plus loin pour que les enfants qui sortent du temps périscolaire le soir n’aient plus rien à faire une fois rentrés chez eux.
La solidarité constitue aussi un axe prioritaire de notre politique. La population cergyssoise se compose de plus d’une centaine d’origines. Notre but est d’éviter les ghettos en travaillant sur la mixité. Par exemple, dans le quartier Axe Majeur-Horloge, nous privilégions désormais l’accession à la propriété. Et qu’il ne soit plus construit de logement social dans les îlots qui en comptent déjà plus de 50 %.
Dans une ville d’un si grand dynamisme associatif, nous faisons en sorte que toutes les associations puissent se développer. La solidarité et l’ouverture, c’est le vivre ensemble, et je fais très attention à l’équilibre de cette ville.

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AXE MAJEUR-HORLOGE

 

- MCL. Vous avez répondu à beaucoup de questions que je me posais ! Mais qu’en est-il de la mixité et du vivre ensemble dans le quartier Axe Majeur-Horloge ?

- JPJ. Dans ce quartier, on construit des logements, on va réaménager le pôle gare, réinstaller des jets d’eau et des fontaines, réhabiliter les allées, la maison de quartier ; transférer les studios et l’école de musique pour en faire un pôle musique. Nous réfléchissons aussi à une maison des associations et à un centre de santé. Nous en sommes au troisième programme de réhabilitation ! Un travail est aussi engagé pour diversifier les commerces.

- MCL. Y aura-t-il de la concertation sur ces projets ?

- JPJ. Chaque projet engage une concertation. C’est très important. Nous allons bientôt concerter les habitants sur le réaménagement de la rue Nationale au Village, par exemple.

- KC. J’habite le quartier Axe Majeur-Horloge depuis 12 ans parce qu’il dispose d’un cadre exceptionnel et qu’il est agréable à vivre. Mais son enclavement est devenu problématique, notamment avec le regroupement d’individus, de dealers. Je sais que ce n’est pas évident à gérer. Que peut-on faire en matière d’aménagement ?

- JPJ. Ce n’est pas un problème d’aménagement. Mais un problème de fond. Avec le procureur, j’ai déjà relancé le groupe local de traitement de la délinquance. Nous aboutissons à une action concrète, à des interventions. Le taux de délinquance du quartier n’a jamais été aussi bas. Mais la délinquance se déplace...
Nous avons installé 60 caméras de vidéosurveillance pour voir les faits et intervenir. 30 policiers municipaux assurent une mission d’îlotage et de dialogue avec la population. On agit à la fois sur la prévention et la répression en traitant le problème de la déscolarisation avec l’Éducation nationale et la Préfète à l’égalité des chances.

Je voudrais profiter de ce moment d’échange pour dire que je suis très fier de notre police municipale qui est très bien acceptée par la population. Au moment des événements tragiques du début d’année, nos policiers ont continué à travailler comme avant, à sortir. À cette même période, j’ai dû annuler les vœux institutionnels et toutes les denrées prévues ont été données aux associations locales de solidarité. Quant au feu d’artifice, il n’était pas possible de le tirer en toute sécurité avec 10 000 personnes sur l’esplanade de Paris. Il n’y en aura pas pour fêter 2015, mais il reviendra en 2016 !

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EDUCATION, JEUNESSE ET PROXIMITE

Jeunesse et éducation

- AS. Comment se traduisent vos priorités sur l’éducation et la jeunesse ?

- JPJ. Nous avons procédé à une grande réorganisation des services municipaux pour répondre à notre projet électoral, notamment vis-à-vis de la jeunesse. Nous avons entendu les jeunes qui ne voulaient plus aller d’un service à l’autre pour monter leurs projets. Nous avons mis en place une nouvelle direction Jeunesse et Sports où les éducateurs sportifs et les animateurs jeunesse travaillent ensemble. Par ailleurs, nous avons associé la culture à l’animation de quartier. 
Nous voulons donner à la jeunesse la possibilité de développer ses projets quels qu’ils soient, notamment leurs projets d’entreprises car le monde du travail a évolué. Cergy abrite de nombreux talents ; nous sommes là pour les aider à rentrer dans la vie active et passer d’un loisir à un vrai projet professionnel.

Enfin, nous allons mieux ouvrir les maisons de quartier afin qu’elles jouent un rôle encore plus important dans l’animation des quartiers.

Grand centre

- MCL. Mais nous, nous n’avons pas de maison de quartier au Grand Centre !

- JPJ. Je peux vous dire d’ores et déjà que notre projet du Grand Centre devrait bouger prochainement. L’extension-requalification des 3 Fontaines pourrait aboutir d’ici à cet été. Uniquement avec de l’argent privé. Autour de l’îlot des Marjoberts, nous travaillons aussi sur les circulations, et la gare sera requalifiée avec l’arrivée de commerces de proximité. La dynamique du territoire nous incite également à envisager un programme de 20 000 m2 de bureaux neufs.
Et, en effet, il manque aussi un lieu où les gens, habitants, salariés ou étudiants, peuvent s’informer et se rassembler. Pourquoi pas une maison de quartier ouverte à tout ce public, un vrai lieu de vie ? On y réfléchit sérieusement.

Périscolaire

- AS. La ville envisage-t-elle d’aider les jeunes à passer le certificat de qualification professionnelle animateur périscolaire et comment tout cela va-t-il évoluer ?

- JPJ. La réponse à votre première question est : aux jeunes aussi de se prendre en main ! La ville a déjà apporté son soutien à tous ceux qui ont passé le Bafa dans le cadre des recrutements liés aux périscolaires. Et comme vous les savez, à Cergy, il existe beaucoup de possibilités pour se former. Par ailleurs, nous avons fait le choix de ne pas faire payer les parents et d’éviter que les enfants se retrouvent dehors après 15h30. C’est aussi une façon de lutter contre la déscolarisation. Et parce que certains enfants passent plus de temps avec les animateurs du périscolaire qu’auprès de leur professeurs, nous avons nommé un responsable périscolaire par groupe scolaire, afin d’impulser une animation d’équipe globale et cohérente. Ce responsable est aussi – ce qui est capital – l’interlocuteur privilégié des parents.

- KC. J’étais un des premiers à râler au début ! Et je constate qu’il y a eu de véritables améliorations dans ce domaine.

Situation de handicap et éducation

- DBH. Un de mes trois enfants est né avec un trouble fonctionnel du langage. Dans une maternelle de Cergy, on m’a dit qu’il devait poursuivre en Clis. Finalement, je l’ai inscrit dans le privé où on l’a accepté et où il appris à lire et à écrire comme les autres… J’aimerais le réinscrire dans un collège public, mais j’ai peur...

- JPJ. Que peut-on faire pour que les parents reviennent à l’école publique ? Tout part de la maternelle. C’est pourquoi la ville a toujours appuyé l’accueil des moins de 3 ans. Sur le collège, je peux vous dire qu’un enfant qui ne rencontre pas de difficultés en élémentaire réussit au collège et qu’il existe à Cergy de très bons lycées.
Certains collèges vont bénéficier de la part de l’État d’aides supplémentaires. Les résultats s’améliorent d’année en année. Mais quand on supprime trop de postes dans les collèges, comme c’est le cas depuis quelques années, il ne faut pas s’étonner ! Mon souci est d’arrêter de panser les plaies mais de prendre les problèmes  en amont. À mes yeux, notre ville se transforme et s’est nettement améliorée. Je veux casser tous les ghettos, dans le scolaire comme dans le logement.

- MCL. Je travaille dans les collèges publics. Je voudrais dire que tout est mis en place pour y recevoir tous les élèves.

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QUESTIONS COMPLEMENTAIRES

 

Entreprises

- AS. Que fait la ville pour l’entrepreneuriat ?

- JPJ. Depuis longtemps, nous nous mobilisons pour la création d’entreprise, par exemple avec Initiactive 95 qui accompagne les créateurs. C’est très important pour les jeunes et l’emploi. Un créateur d’entreprise ou une PME ont un lien beaucoup plus fort avec le territoire qu’une multinationale. C’est pourquoi les aides et les accompagnements sont nombreux à Cergy-Pontoise. Nous réfléchissons d’ailleurs à la création d’une cité de l’entreprise et de l’innovation. Je pense qu’il nous faudrait aussi un hôtel d’entreprises.

Démocratie participative

- AS. Où en est-on de la démocratie participative ?

- JPJ. Les Conseils d’initiatives locales (CIL) ont été nommés en février et leur première réunion plénière aura lieu le 15 avril. Nous poursuivons le développement de la plateforme participative numérique «  cergyjenparle », surtout pour les personnes habituées aux réseaux sociaux. Je poursuis mes réunions de quartier et je vais reprendre les réunions d’appartement. Ce qui m’intéresse, c’est la vraie vie ! Et être à l’écoute des gens permet de mieux voir les choses.

Musique

- MR. Et si on parlait musique ? Il existe beaucoup de choses à Cergy dans ce domaine. Comment tout harmoniser ?

- JPJ. Notre choix, c’est l’accès à la musique à tout âge. J’ai l’occasion de remettre des instruments pour les classes orchestres. C’est souvent très émouvant. Nous encourageons la création dans les musiques actuelles avec les studios du Chat perché et L’Observatoire. Nous menons d’ailleurs un travail de coordination avec Vauréal. Faut-il plus d’orchestres de quartier ? Quelle place pour le conservatoire musical municipal ? Nous réfléchissons.

Conclusion…

- MCL. Une dernière question : comment vous sentez-vous comme maire ?

- JPJ. C’est amusant parce que j’ai participé récemment à un conseil d’enfants et plusieurs d’entre eux m’ont posé la même question. Je suis en grande forme. Je vais beaucoup sur le terrain, je rencontre beaucoup de gens ; je vois ma ville évoluer. Avec l’équipe municipale, nous avons un vrai projet pour la ville et cela m’anime tous les jours. J’adore échanger. Je suis très heureux que les Cergyssois m’aient fait confiance et je compte sur eux pour me rappeler pourquoi ils m’ont fait confiance.

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Les six Cergyssois face au maire

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